La dette comme laisse politique
La dette des États sert trop souvent de laisse politique : on l’agite comme une urgence morale pour imposer austérité, privatisations, coupes sociales et discipline budgétaire, pendant que la finance transforme la souveraineté publique en variable d’ajustement
Quand les marchés dictent le tempo.
Quand les agences de notation deviennent des prêtresses du chantage.
Quand les créanciers exigent “réformes” et “responsabilité” en langage propre, ce qui veut souvent dire : vendre les meubles, couper dans le vivant, rassurer les rentiers.
Quand le peuple paie la facture pendant que ceux qui ont profité du système appellent ça “nécessité économique”.
La dette publique est l’un des grands alibis modernes du pouvoir financier : elle permet de présenter comme fatalité technique ce qui est souvent un choix politique, et de mettre les États sous tutelle au nom d’une prétendue responsabilité budgétaire.
La dette est la chaîne dorée avec laquelle la finance tient les États par la gorge, tout en appelant ça de la rigueur.

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